Marie-Noëlle Bramonte

"Après des études littéraires et un bac philo, j'ai exercé les métiers de secrétaire puis de maîtresse d'école. Impliquée dans le bénévolat dans diverses associations, c'est dans ce cadre que je publie un livre témoignage sur une situation compliquée pour des milliers de familles confrontées à la loi de 1975 sur le divorce et surtout sur la prestation compensatoire.

C'est une fiction inspirée de milliers d'histoires vraies, celles de familles impactées par cette loi et surtout son application qui a créé des dégâts souvent irréversibles.L'imbroglio de cette loi demandait d'en défaire les fils en mettant en lumière l'aspect humain et pas seulement pécuniaire.Heureusement après plus de 20 ans de mobilisation, des avancées notables ont permis de trouver des solutions mais de nombreuses familles restent impactées... Cette fiction va dans ce sens avec un happy end.

Dernière présidente de l'association CCN-ARPEC que j'ai dû dissoudre en 2021, j'avais promis aux adhérents d'écrire ce livre qui permettra de garder leur situation en lumière, rendre hommage au travail des bénévoles et plus largement témoigner que la réconciliation familiale est toujours possible quelques soient les cassures."


 "Demi-cousines. La prestation compensatoire en héritage", une fiction romancée.

Paru aux Editions Vérone.

Disponible en version papier ou numérique.

Pour se le procurer: FNAC ICI, AMAZON ICI, DECITRE ICI.

ou sur commande en librairie.

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 En savoir plus sur le livre

C'est l'histoire de deux petites filles qui vont découvrir, à l'occasion d'un échange scolaire, qu'elles ont le même grand-père. L'une le connait très bien et l'autre n'en a jamais entendu parler.

Ce qu'elles ont ausii en commun, c'est l'héritage d'une dette suite au divorce de ce même grand-père: la prestation compensatoire qu'il continue de verser à son ex-épouse.

Au-delà de cette rencontre qui les remplit de joie, elles vont découvrir l'histoire de leur famille éclatée à cause d'un divorce qui a provoqué une cassure presque définitive entre les fratries.

Heureusement, leur innocence, leur joie de vivre et de merveilleux hasards vont leur donner l'occasion de combler une partie de ce vide, qui sans aller à une réconciliation tatale, malheureusement impossible, permettra de jeter quelques ponts.

Cette histoire peut paraître bien loin des réalités difficiles et même dévastatrices suite à un éclatement familial, mais elle mettra du baume au coeur de ceux qui pensent que faire le premier pas n'est pas se déjuger, et que la vie doit être plus forte que tout, surtout au moment où elle peut disparaître et nous laisser seuls face à des regrets.


 Extrait 1

Quand Hélène pénétra dans le bureau de son mari, elle fut surprise par l’obscurité qui y régnait et sursauta d’autant plus en entendant un froissement de papier.
— Mais qu’est-ce que tu fais dans le noir, Jean-Baptiste ?
Tout doucement pour ne pas s’éblouir, Jean-Baptiste tourna le bouton du variateur de sa lampe de bureau. Il était assis devant un bloc, son stylo au bout des doigts au-dessus de son chéquier.
— Je suis en train de faire le chèque pour « ta copine ».
C’était toujours une façon de dédramatiser ce rituel qui évidemment ne faisait rire personne…
— Comme tous les mois, reprit-il, 685 euros jetés par la fenêtre ! 35 ans que je lui envoie ce chèque, je n’ose même plus faire l’addition ! Il va bien falloir que ça s’arrête un jour ?
Oui, mais comment ?
Car il le savait bien, il devra faire ce chèque à vie, pour toute la vie de son ex-épouse. Il avait accepté de verser une rente viagère à son ex-épouse, lors de leur divorce. Divorce à l’amiable avec un seul avocat pour faire des économies…
Des économies ? Pour qui ?
Voilà 35 ans qu’il paie une rente à son ex-épouse, par ailleurs remariée ! Et avec l’espérance de vie des femmes, il en a encore pour au moins 20 ans !
Où est-il écrit que parce que vous avez été mariés 10 ans, vous devez continuer à entretenir votre ex-épouse jusqu’à sa mort, et dans le cas présent pendant 60 ans ?


Extrait 2

« Margot entraine Emma dans l’escalier qui mène aux chambres du premier étage, mais à mi hauteur, elle s’arrête et tire la manche d’Emma pour qu’elles s’assoient sur une marche.
De là, personne ne les voit du salon mais elles peuvent entendre les conversations. C’est un poste de sentinelle qu’elle a souvent occupé avec son frère, mais elle racontera tout ça à Emma plus tard et encore tellement d’autres choses. Maintenant, elles savent qu’elles sont liées.
Encore émues et surtout excitées de ce qu’elles viennent d’apprendre, elles se regardent un peu plus intensément et instinctivement se prennent la main comme pour se rassurer et concrétiser ce rapprochement familial soudain.
- C’est fou, cette histoire, chuchote Margot ! On est cousines !! Tu te rends compte ! C’est génial !
- Pas vraiment cousines, rétorque Emma. Ta mère et mon père sont demi-soeur et demi-frère, si j’ai bien compris. Ils ont le même père, donc nous avons le même grand-père.!
- Alors, on est quoi ? Demi-cousines ça existe ? Demi-cousines, je n’ai jamais entendu ce mot ! En tous cas, demi ou pas on est de la même famille !! Quand je vais raconter ça. Et aussitôt elle pense à mamie Arlette et aux arbres généalogiques à compléter. Elle voudrait pouvoir se téléporter tout de suite chez mamie Arlette. »